FRANK-LESEMETHODE

Histoire 1

L'annonce du concours (die Ankündigung des Wettbewerbs; annoncef)

Antoine Mareschal était pâtissier à Beaumont-sur-Loire (Antoine Mareschal war Konditor in Beaumont-sur-Loire; pâtef — Teig), un petit village de Touraine (einem kleinen Dorf in der Touraine /Landschaft an der Loire um die Stadt Tours/), depuis quinze ans (seit fünfzehn Jahren; anm). Sa boutique (sein Laden), « Le Fournil d'Antoine » (« Le Fournil d'Antoine » /Antoines Backstube/; fourm — Ofen), se trouvait entre la boucherie de monsieur Grenot (lag zwischen der Metzgerei von Herrn Grenot; se trouver — sich befinden, liegen) et le salon de coiffure de Sylvie (und dem Friseursalon von Sylvie; salon de coiffurem — Friseursalon; coiffuref — Frisur). C'était une bonne place (das war eine gute Lage; placef — Platz, Stelle). Les gens qui attendaient leur viande (die Leute, die auf ihr Fleisch warteten; attendre; viandef) regardaient ses gâteaux (sahen sich seine Kuchen an). Les femmes qui sortaient de chez Sylvie (die Frauen, die aus Sylvies Salon kamen: „die von bei Sylvie hinausgingen“; sortir — hinausgehen; chez qn — bei jdm.) avec une nouvelle coiffure (mit einer neuen Frisur) avaient toujours envie d'un éclair au chocolat (hatten immer Lust auf ein Eclair mit Schokolade; avoir envie de qc — Lust auf etw. haben; éclairm — Blitz; /hier:/ Eclair; à — an, zu, mit /in Speisenamen/).

L'annonce du concours

Antoine Mareschal était pâtissier à Beaumont-sur-Loire, un petit village de Touraine, depuis quinze ans. Sa boutique, « Le Fournil d'Antoine », se trouvait entre la boucherie de monsieur Grenot et le salon de coiffure de Sylvie. C'était une bonne place. Les gens qui attendaient leur viande regardaient ses gâteaux. Les femmes qui sortaient de chez Sylvie avec une nouvelle coiffure avaient toujours envie d'un éclair au chocolat.

Antoine faisait de bons gâteaux (Antoine backte gute Kuchen: „machte“; /vor einem vorangestellten Adjektiv steht de statt des/). Pas extraordinaires (nicht außergewöhnlich). Bons (gut). Ses tartes aux pommes étaient correctes (seine Apfelkuchen waren passabel: „Tartes mit Äpfeln“; tartef — Tarte, flacher Obstkuchen; pommef; correct — korrekt; /hier:/ passabel, ganz ordentlich). Ses éclairs étaient honnêtes (seine Eclairs waren anständig; honnête — ehrlich; /hier:/ anständig, ordentlich). Ses croissants étaient respectables (seine Croissants waren respektabel; croissantm). Le problème, c'est qu'Antoine rêvait d'être extraordinaire (das Problem war, dass Antoine davon träumte, außergewöhnlich zu sein: „das Problem, das ist, dass“; rêver de + Inf. — davon träumen, etw. zu tun).

Antoine faisait de bons gâteaux. Pas extraordinaires. Bons. Ses tartes aux pommes étaient correctes. Ses éclairs étaient honnêtes. Ses croissants étaient respectables. Le problème, c'est qu'Antoine rêvait d'être extraordinaire.

Un matin de novembre (an einem Morgen im November; novembrem), la maire du village (die Bürgermeisterin des Dorfes; mairem/f — Bürgermeister, Bürgermeisterin), Madame Colette Vignon (Frau Colette Vignon), est entrée dans la boutique (kam in den Laden). Madame Vignon avait soixante-deux ans (Frau Vignon war zweiundsechzig: „hatte zweiundsechzig Jahre“), un manteau rouge (/hatte/ einen roten Mantel) et une énergie considérable (und eine beachtliche Energie; considérable — beträchtlich, beachtlich).

Un matin de novembre, la maire du village, Madame Colette Vignon, est entrée dans la boutique. Madame Vignon avait soixante-deux ans, un manteau rouge et une énergie considérable.

« Antoine ! Grande nouvelle (große Neuigkeit; nouveau — neu)! » a annoncé Madame Vignon (verkündete Frau Vignon). « Le Comité Régional de Gastronomie (das Regionalkomitee für Gastronomie) organise un concours de bûches de Noël (veranstaltet einen Wettbewerb für Weihnachtsbaumstämme; bûche de Noëlf — Weihnachtsbaumstamm). Le meilleur pâtissier de Touraine (der beste Konditor der Touraine; meilleur — besser, der beste)! Le prix est de trois mille euros (der Preis besteht aus dreitausend Euro: „ist von dreitausend Euro“; eurom) et un article dans le magazine Pâtisserie Française (und einem Artikel in der Zeitschrift Pâtisserie Française /Französische Konditorkunst/). »

« Antoine ! Grande nouvelle ! » a annoncé Madame Vignon. « Le Comité Régional de Gastronomie organise un concours de bûches de Noël. Le meilleur pâtissier de Touraine ! Le prix est de trois mille euros et un article dans le magazine Pâtisserie Française. »

Antoine a posé sa poche à douille (Antoine legte seinen Spritzbeutel hin; poche à douillef — Spritzbeutel: „Tasche mit Tülle“). Trois mille euros (dreitausend Euro). Un article dans un magazine (ein Artikel in einer Zeitschrift). Sa photo à côté de ses gâteaux (sein Foto neben seinen Kuchen; à côté de — neben: „an der Seite von“). Sa mère serait tellement fière (seine Mutter wäre so stolz; être; tellement — so sehr, dermaßen).

« Quand est le concours (wann ist der Wettbewerb)? »

« Le vingt décembre (am zwanzigsten Dezember: „der zwanzig Dezember“; décembrem). Vous avez six semaines (Sie haben sechs Wochen; semainef). »

Antoine a posé sa poche à douille. Trois mille euros. Un article dans un magazine. Sa photo à côté de ses gâteaux. Sa mère serait tellement fière.

« Quand est le concours ? »

« Le vingt décembre. Vous avez six semaines. »

Six semaines pour créer la bûche parfaite (sechs Wochen, um den perfekten Baumstammkuchen zu kreieren). Antoine a regardé ses éclairs dans la vitrine (Antoine betrachtete seine Eclairs in der Vitrine). Ils étaient bons (sie waren gut). Mais une bûche de Noël pour un concours régional (aber ein Weihnachtsbaumstamm für einen regionalen Wettbewerb), c'était une autre histoire (das war eine ganz andere Sache: „eine andere Geschichte“).

« Je vais le faire (ich mache es) », a dit Antoine (sagte Antoine).

Madame Vignon a souri (Frau Vignon lächelte; sourire). « Parfait (perfekt)! Et je prends deux éclairs (und ich nehme zwei Eclairs), s'il vous plaît (bitte). »

Six semaines pour créer la bûche parfaite. Antoine a regardé ses éclairs dans la vitrine. Ils étaient bons. Mais une bûche de Noël pour un concours régional, c'était une autre histoire.

« Je vais le faire », a dit Antoine.

Madame Vignon a souri. « Parfait ! Et je prends deux éclairs, s'il vous plaît. »

Le soir (am Abend), Antoine a fermé la boutique plus tôt (Antoine schloss den Laden früher; plus tôt — früher) et s'est installé dans sa cuisine (und ließ sich in seiner Küche nieder; s'installer — sich niederlassen, sich einrichten). Il a sorti tous ses livres de pâtisserie (er holte alle seine Backbücher hervor; sortir — hinausgehen; /hier:/ herausholen; livre de pâtisseriem — Backbuch: „Buch über Feingebäck“; pâtisserief — Feingebäck, Konditorei). Il y en avait douze (es waren zwölf: „es gab davon zwölf“). Il les a empilés sur la table (er stapelte sie auf dem Tisch). Puis il a ouvert le premier (dann schlug er das erste auf; ouvrir — öffnen): Les Grands Classiques de la Pâtisserie Française (Die großen Klassiker der französischen Konditorkunst).

Le soir, Antoine a fermé la boutique plus tôt et s'est installé dans sa cuisine. Il a sorti tous ses livres de pâtisserie. Il y en avait douze. Il les a empilés sur la table. Puis il a ouvert le premier : Les Grands Classiques de la Pâtisserie Française.

La bûche de Noël traditionnelle (der traditionelle Weihnachtsbaumstamm): une génoise roulée avec une crème au beurre (ein gerollter Biskuit mit Buttercreme; génoisef — Biskuit /nach Gênes, der Stadt Genua/; rouler — rollen; beurrem — Butter), décorée de champignons en meringue (verziert mit Pilzen aus Baiser; décorer de qc — mit etw. verzieren; champignonm; meringuef) et de feuilles en pâte d'amande (und mit Blättern aus Marzipan: „aus Mandelteig“; feuillef; amandef). Simple (einfach). Classique (klassisch).

Trop simple (zu einfach). Trop classique (zu klassisch).

La bûche de Noël traditionnelle : une génoise roulée avec une crème au beurre, décorée de champignons en meringue et de feuilles en pâte d'amande. Simple. Classique.

Trop simple. Trop classique.

Antoine voulait quelque chose de spécial (Antoine wollte etwas Besonderes; quelque chose de + Adj. — etwas + Adj.). Quelque chose qui impressionnerait le jury (etwas, das die Jury beeindrucken würde). Quelque chose que personne n'avait jamais vu (etwas, das noch nie jemand gesehen hatte; personne … ne … jamais — nie jemand: „niemand je“; voir).

Il a appelé son ami Gilles (er rief seinen Freund Gilles an; appeler — rufen, anrufen), qui tenait le restaurant « Le Canard Joyeux » (der das Restaurant « Le Canard Joyeux » /Die fröhliche Ente/ führte; tenir — halten; /hier:/ führen) au bout de la rue (am Ende der Straße).

Antoine voulait quelque chose de spécial. Quelque chose qui impressionnerait le jury. Quelque chose que personne n'avait jamais vu.

Il a appelé son ami Gilles, qui tenait le restaurant « Le Canard Joyeux » au bout de la rue.

« Gilles, j'ai besoin d'aide (Gilles, ich brauche Hilfe; avoir besoin de qc — etw. brauchen: „Bedürfnis nach etw. haben“; aidef). Je vais participer au concours de bûches (ich werde am Wettbewerb für Baumstammkuchen teilnehmen). »

« Toi (du)? Au concours régional (beim regionalen Wettbewerb)? »

« Pourquoi tu dis ça comme ça (warum sagst du das so: „wie das“)? »

« Je ne dis rien (ich sage nichts). C'est juste que (es ist nur so, dass; juste — gerecht, genau; /hier:/ nur, bloß) … la dernière fois que tu as essayé quelque chose de nouveau (das letzte Mal, als du etwas Neues ausprobiert hast; la dernière fois que — das letzte Mal, als; essayer — versuchen, ausprobieren), c'était le macaron à la lavande (das war der Lavendelmacaron). Et il était violet (und er war violett). »

« Il était censé être violet (er sollte violett sein; être censé + Inf. — etw. sein sollen: „angenommen sein, … zu sein“). »

« Il était censé être comestible aussi (er sollte auch essbar sein). »

Antoine a raccroché (Antoine legte auf: „hängte wieder ein“). Il n'avait pas besoin de Gilles (er brauchte Gilles nicht). Il avait besoin d'inspiration (er brauchte Inspiration).

« Gilles, j'ai besoin d'aide. Je vais participer au concours de bûches. »

« Toi ? Au concours régional ? »

« Pourquoi tu dis ça comme ça ? »

« Je ne dis rien. C'est juste que… la dernière fois que tu as essayé quelque chose de nouveau, c'était le macaron à la lavande. Et il était violet. »

« Il était censé être violet. »

« Il était censé être comestible aussi. »

Antoine a raccroché. Il n'avait pas besoin de Gilles. Il avait besoin d'inspiration.

Il a ouvert son cahier (er schlug sein Heft auf) et a écrit en grosses lettres (und schrieb in großen Buchstaben; écrire; gros — dick, groß; lettref — Brief, Buchstabe): LA BÛCHE PARFAITE (der perfekte Baumstammkuchen).

En dessous (darunter), il a ajouté (er fügte hinzu): Tentative numéro 1 (Versuch Nummer 1; tentativef; numérom) — demain matin (morgen früh).

Sa chatte (seine Katze; chattef — Katze /das Weibchen/), Noisette (Noisette /Haselnuss/), a sauté sur la table (sprang auf den Tisch) et s'est assise sur le cahier (und setzte sich auf das Heft; s'asseoir). Antoine l'a regardée (Antoine sah sie an).

« Tu as raison, Noisette (du hast recht, Noisette; avoir raison — recht haben; raisonf — Vernunft, Grund). Il est tard (es ist spät). On commence demain (wir fangen morgen an). »

Il a ouvert son cahier et a écrit en grosses lettres : LA BÛCHE PARFAITE.

En dessous, il a ajouté : Tentative numéro 1 — demain matin.

Sa chatte, Noisette, a sauté sur la table et s'est assise sur le cahier. Antoine l'a regardée.

« Tu as raison, Noisette. Il est tard. On commence demain. »

Antoine est monté se coucher (Antoine ging nach oben schlafen: „stieg hinauf, sich hinzulegen“; se coucher — sich hinlegen, zu Bett gehen). Mais il n'a pas dormi (aber er schlief nicht; dormir). Il pensait à la crème (er dachte an die Creme), au chocolat (an die Schokolade), aux fruits (an die Früchte; fruitm) et à la gloire (und an den Ruhm).

Six semaines (sechs Wochen). Dix tentatives (zehn Versuche). Une bûche parfaite (ein perfekter Baumstammkuchen).

Ça ne pouvait pas être si difficile (das konnte doch nicht so schwer sein; si — so).

Antoine est monté se coucher. Mais il n'a pas dormi. Il pensait à la crème, au chocolat, aux fruits et à la gloire.

Six semaines. Dix tentatives. Une bûche parfaite.

Ça ne pouvait pas être si difficile.